2026 03 MJPMi, professionnel du social ?
Les mandataires judiciaires à la protection des majeurs seraient-ils avant tout des professionnels du social ?
Cette profession est tournée vers l’autre et plus spécifiquement vers un public en situation de particulière vulnérabilité.
Pour autant, prenons garde à ne pas alimenter de confusion. Il y a évidemment une dimension sociale de la mission de protection juridique mais le rôle des MJPM est fondamentalement juridique et concentré sur la protection des droits et libertés des personnes protégées.
Les MJPM ne remplacent pas les autres acteurs. Ils ne sont ni assistants de service social, ni éducateurs. Ils n’exercent pas une mission d’accompagnement social mais « assurent, dans les limites du mandat qui leur est confié, la protection juridique de la personne et de ses intérêts patrimoniaux. » « La mission d'accompagnement des mandataires judiciaires à la protection des majeurs s'exerce sans préjudice de l'accompagnement social auquel la personne protégée peut avoir droit. »
Le mandataire agit dans le cadre d’un mandat judiciaire, délivré par le juge et met en œuvre une décision de justice. Le cœur de sa mission est défini par le mandat judiciaire et le code civil.








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2026 04 MJPMi et personnes protégées fortunées
Les MJPMi s’occupent-ils essentiellement de personnes fortunées ?
On entend régulièrement que les MJPMi s’occuperaient essentiellement de « personnes fortunées ».
C’est faux.
L’étude de l’ANCREAI publiée en octobre 2025 montre que 85% des personnes protégées suivies par des MJPMi disposent de revenus inférieurs à 24 999 € par an. Ce chiffre est presque identique pour les services.
Autrement dit : 85% des mesures exercées par les MJPMi concernent des personnes bénéficiant de ressources inférieures au revenu moyen, et sont donc financées en tout ou partie par la solidarité nationale.
La désignation du mandataire ne relève pas d’un choix patrimonial.
Elle relève du juge des tutelles qui choisit le mandataire en fonction du besoin, de la situation et problématique de la personne protégée, mais aussi en fonction des compétences ou organisation spécifiques du mandataire.
Présenter le mode d’exercice individuel comme élitiste ou sélectif revient à caricaturer une réalité qui est, au contraire, profondément ancrée dans le secteur de la protection juridique.
Ce débat mérite des faits.
Les voici.







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2ème PODCAST de la FNMJI : Les Émoluments Exceptionnels (partie 2) : La forme de la requête : Ce que vous devez savoir !
Podcast – Les Émoluments Exceptionnels : Ce que vous devez savoir !
👉 Dans ce second volet, vous découvrirez des conseils concrets, les erreurs à éviter, et une méthodologie claire pour rédiger une requête solide et conforme aux attentes des juridictions.
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31.03.2025 : Indisponibilité temporaire d'un MJPMi - l'enjeu d'un remplacement : position de la FNMJI

Indisponibilité temporaire d'un MJPMi - l'enjeu d'un remplacement : position de la FNMJI
La FNMJI souhaite mettre en lumière l'importance d'introduire dans la législation une disposition permettant aux MJPMi d'être remplacés par un confrère en cas d’indisponibilité temporaire.
Une mesure nécessaire pour la PJM
Le remplacement permettrait aux MJPM de s'appuyer sur un socle légal pour assurer la continuité de l’exercice de la mesure de protection des personnes protégées, notamment en cas d'indisponibilité temporaire (accident, maladie, grossesse). L'absence actuelle de cadre légal entraîne plusieurs conséquences préoccupantes, en fonction de la situation :
Un risque non négligeable de perturbation psychique de la personne protégée, confrontée au remplacement définitif de "son" mandataire et à la désignation d'un "nouveau" MJPM ;
Des juges saisis par l'urgence ;
Une insécurité juridique croissante dans l'exercice de la profession contraignant les MJPMi à mettre en place une organisation interne pour anticiper ces situations ;
Une diminution de l'attractivité du métier, freinant le recrutement.
Des solutions concrètes débattues
Lors des discussions autour de la loi « Bien vieillir », deux approches principales ont émergé :
La solution gouvernementale : une organisation souple où le mandataire désigne ses remplaçants ;
La proposition de certains groupes parlementaires : la désignation d'un (ou plusieurs) suppléant(s) par le juge dès le début de la mesure.
Une occasion manquée
Malgré la mobilisation de la FNMJI, cette mesure n'a pas été retenue dans la PPL « Bien vieillir ». Cette situation continue d'engendrer une insécurité juridique préoccupante et fragilise dans son ensemble la protection juridique des majeurs.
Notre vision pour l'avenir
La FNMJI défend une approche pragmatique avec quatre objectifs clairs :
1. Garantir la continuité de l'exercice de la mesure pour les majeurs protégés grâce à un cadre légal et clair ;
2. Soutenir les juges des tutelles en leur évitant de subir cette problématique qui peut être anticipée et résolue ;
3. Obtenir une reconnaissance officielle et pérenne du mécanisme de remplacement ;
4. Sécuriser l'exercice de la profession de MJPM.
Un engagement constant
La FNMJI reste mobilisée sur ce sujet majeur. Cette mesure représente une avancée essentielle pour renforcer notre profession et améliorer la protection juridique des majeurs.
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